COLLOQUE  JUNG


De 9h30 à 17h30, 2 rue Deville  (métro Capitole)

 

 

 

Samedi 24 mars 2018 à Toulouse

 

Thème:

 

"Le Mal... pour quel bien?"

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Programme


Ouverture du Colloque par la Présidente à 9h30
Christiane Drancourt-Combelles

 

Présentation de la journée par le modérateur
Vincent Prouvé

 

Introduction au thème : séquence vidéo

« Francine »

 

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"Ennui, violence, alcool au féminin
Intérêt de l’apport de la Psychologie Analytique"

Michel Faruch

Psychiatre, psychanalyste membre de la SFPA et de l’AIPA

 

Mathilde est dans l’errance, l’exil, la souffrance, la dépendance… mais dans la survivance.   Au bout du désespoir, se décide à demander de l’aide après avoir, dit-elle, « tout essayé ». Elle n’arrive pas à arrêter de boire ; l’exposé de ce cas clinique permet de mettre en évidence l’emprise maternelle réciproque et circulaire qui infiltre de sa violence tous les modes de fonctionnement de l’appareil psychique. Que se passe-t-il quand la symbiose indispensable à l’aube de la vie ne peut se dénouer, devenant alors une relation d’emprise réciproque dans une circularité étouffante ?

Notre réflexion portera d’une part sur la relation à l’objet d’addiction : qualité du lien symbolique à la mère, mais aussi sur la piste traumatique : trauma originaire, dimension transgénérationnelle. La nature de la création et de la destruction sont intimement liées.

C’est dans ce cadre que l’abstinence joue un rôle fondamental et peut être considérée comme un véritable organisateur psychique qui va permettre la progression dans la différenciation entre l’ordre ancien et le nouveau où le « sacrifice » de l’objet alcool va permettre au sujet de ne plus être dans la quête incessante de l’objet perdu ; mais au lieu et place de l’objet perdu, de pouvoir trouver des représentations mentales : de transformer cette douleur primaire du manque en souffrance porteuse du travail psychique.

 

Bibliographie :

-        ANZIEU Didier, Le Moi Peau, Editions DUNOT, 1993.

-        LEVY Michel, GOLDSZTAUB Lilianne, Les dérives de l’oralité, Editions ERES, 2006.

-        HADDAD Gérard, Manger le livre, Editions GRASSET, 2011.

-        C.G. JUNG, Les Racines de la  Conscience, Ma Vie, Editions GALLIMARD, 1967.

-        PATRIS Michel, FREYMANN Jean Richard, Les cliniques du lien, Editions ERES, 2007.

-        PIRLOT Gérard, CUPA Dominique, André GREEN : Les Grands Concepts Psychanalytiques, Edition PUF, 2012.

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"De la fascination à la possession par l’archétype"

Brigitte Vienne

Psychologue, Psychanalyste membre de l'AIPA

 

Cette conférence explorera le postulat que les mécanismes collectifs puissent être organisés à des fins totalitaires, selon des méthodes connues depuis longtemps comme typiques des organisations sectaires et comment la fascination par l’archétype va jusqu’à une forme de « possession ».

À cet éclairage et face aux attentats qui sont perpétrés depuis plusieurs années au nom de l’Islam, on ne peut manquer en effet de s’interroger sur l’authenticité de la référence à la religion, et sur le rôle majeur que joue cette référence dans le recrutement de jeunes gens, dont toutes les analyses disponibles nous disent qu’ils ne sont ni incultes ni « fous ». Nous réfléchirons à l’interrogation de Jung sur la possession par l’archétype de Wotan au temps du nazisme.

 

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"Guérir le mal par le mal : la vie opératoire"

Jacques Boulanger

Psychiatre, psychanalyste membre de la SPP, formateur

 

À partir d’un exemple clinique, l’auteur expose les concepts de pensée et de vie opératoires créés par Pierre Marty dans les années 1970. S’inspirant de la métapsychologie freudienne, mais aussi des auteurs de l’École Psychosomatique de Paris, mais encore de la pensée de Carl Gustav Jung à propos du mal, l’entité psychopathologique nommée Dépression essentielle est explicitée. La lente régression des instincts de vie au profit des instincts de mort, les différents stades de cette descente contre-évolutive, désorganisation progressive, à proprement parler diabolique, terme entendu ici comme antonyme de symbolique, aboutit, selon Pierre Marty, à un processus de somatisation. Ce dernier concept est nettement distinct de la version hystérique, historique, de la somatisation. Il définit, en considération de l’apport des sciences du vivant (apoptose) et des sciences de la communication (connexionnisme), un incident stochastique, mélange de hasard environnemental et de déterminisme génétique. La dépression essentielle crée les conditions pour que le génome s’exprime dans le sens de la désorganisation : « La vie de l’être lancé dans l’espace est alors terminée ». À moins que l’intervention d’une fonction contenante et dynamisante ne permette une reprise évolutive en alimentant les capacités de mentalisation, de symbolisation de la personne sous l’emprise du mal au quotidien qu'est la maladie.

 

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"Violence de l’exil et intégration culturelle :

De la dyade victime/bourreau à la figure du Trickster Culturel"

Sophie Seale

Psychanalyste membre de l’AIPA

 

En terme Jungien, l'exil et l'intégration culturelle sont des situations de vie qui mettent l'être humain face à la violence archétypique de la rencontre avec l'Autre. Souvent traumatiques, ces situations tendent à consteller une dynamique de victime/bourreau qui donne lieu à des comportements destructeurs inconscients dont l'expiation revient souvent aussi aux générations suivantes. L'analyse de tels cas cliniques suit un processus d'individuation alchimique induit par le Soi, qui prend alors la forme particulière du Trickster Culturel.

Deux cas cliniques seront utilisés pour illustrer ce processus.

 

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Table ronde

Animée par Vincent Prouvé

Psychanalyste jungien, docteur en psychologie, membre de l'Institut International de Psychanalyse Charles Baudoin (Genève), membre de l’International Association of Jungian Studies

 

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Pour terminer la journée :

Séquence vidéo BBC

 

Fin des travaux: 17h30